Classé dans : lettre ouverte
La télévision nous accorde parfois de voir autre chose, une vue à la loupe d’une carte topographique usée pour être passée de main en main trop de fois. 1h57 min. qui nous rappellent que la vie est faite de peurs, de larmes, mais aussi d’espoirs, de rêves, de petits riens mis bout à bout. Avec “ça commence aujourd’hui”, la vie triste et misérable dont on oublie si facilement les conséquences sur les enfants, posés au milieu de tout ça, devient d’autant plus insoutenable. Ne rien faire, n’est cependant pas au programme (s’il ne s’agissait que du scolaire, on ne s’en tirerait pas trop mal). Tout se joue en très peu de temps, les premières années sont celle où le monde se déplie devant leurs yeux et un peu de couleur n’est pas un luxe, au contraire… Le désir de vivre, de se battre et de sourire ne s’achète pas. Par contre, il s’envole si facilement que même une bulle de savon paraît moins éphémère.
Un banc pour éviter un autre ban. Celui de l’école pour ne pas tomber dans celui de la société. C’est à la force des bras qu’il faut toujours et sans relâche maintenir la bulle de savon en vol, transparente et colorée, merveilleuse et légère. On a oublié que l’école est pour les plus petits le droit de ne pas marcher exactement sur les pas de leurs parents. Un jour, il faut trouver son propre chemin vers la vie, et ça commence aujourd’hui…


